Ce matin, sur France Inter, Guillaume Roquette de Valeurs Actuelles, nous expliqué que Nicolas Sarkozy avait une carte à jouer en se posant comme le défenseur du principe de réalité. Il reprochait François Hollande de ne pas parier sur la seule rigueur comme le font les autres pays européens, mais de parier également sur la relance ou sur l'égalité.
Il reprochait donc à François Hollande de s'opposer au principe de réalité sur la rigueur, mais aussi sur le monde de la finance ou sur le fait qu'aujourd'hui, les plus riches (hommes ou entreprises) payent proportionnellement moins d'impôts que les plus défavorisés ou les petites entreprises. Pour lui c'est un état de fait sur lequel il ne faut pas revenir. Cette injustice serait un principe de réalité duquel on ne peut, on ne doit sortir. En cela, il traduit bien la pensée du gouvernement de Monsieur Sarkozy et de l'UMP.
Pour eux, nous sommes dans le meilleur des mondes possibles et il n'est pas question de le remettre en cause. Nous sommes dans un monde de riches et de puissants fait pour les riches et les puissants par les riches et les puissants. Or cette vérité, il n'y a pour eux aucune issue.
Cette philosophie est renoncement. C'est la fin du politique. Et c'est bien ce que nous observons depuis 5 ans et plus. Il n'y pas eu de politique mais de l'accompagnement d'un mouvement imposé par les puissances de l'argent, parce que pour Monsieur Sarkozy, il n'y a pas d'autre monde possible, et pire, pas d'autre monde souhaitable. Monsieur Sarkozy n'est rien d'autres que le VRP des puissances de l'argent.
Et bien, ce que nous dit François Hollande, c'est que justement il y a une autre voie possible. Que les hommes de bonne volonté peuvent encore influer sur le cours des choses. Qu'il n'y a pas qu'une pensée unique. Il redonne du sens à la politique. Il met l'homme au-dessus des marchés. Et il le fait en sachant qu'il y a des contraintes et en en tenant compte. Mais il ne renonce pas. Il ne renonce pas à l'homme, il ne renonce pas à la politique, il ne renonce pas au progrès humain et à l'avenir, il ne renonce pas au rêve millénaire d'une société meilleure.