Citoyens, militants, nous savons qu'il y a deux enjeux qui se jouent dans cette présidentielle.
D'abord un enjeu politique et économique.
En 5 ans, Nicolas Sarkozy a imposé à la droite française sa vision économique à la fois ultralibérale, mais surtout clanique, et il l'a mise en application avec une brutalité sans précédent dans l'histoire de notre République.
Nous en connaissons les résultats entre 2007 et aujourd'hui : une augmentation de plus de 600 milliards de dettes, 1 million de chômeurs supplémentaire, la pauvreté repartie nettement à la hausse après 40 ans de baisse ou de stagnation, l'explosion du mal logement avec 3,6 millions de personnes souffrant d'une situation aiguë de mal-logement.
Voilà le bilan (entre autres, mais cela nous suffira) de Monsieur Nicolas Sarkozy : cadeaux aux plus riches et aux puissants et abandon des plus fragiles, qui ont abouti non seulement à une injustice sociale insupportable mais également à un déchirement délétère du corps social.
Ce sont donc deux visions économiques et politiques de la société diamétralement opposées qui s'affrontent aujourd'hui : une pensée ultralibérale qui fait la part belle aux puissants, aux nantis et qui accuse les laissés-pour-compte de leur propre sort, et met en pièce notre modèle social.
Et puis, il y a une autre vision qui veut remettre l'égalité au coeur d'un projet pour la France à travers la justice fiscale et sociale, la défense de notre modèle social et la poursuite d'un idéal centenaire de progrès et de promotion par l'éducation. C'est celle de François Hollande et de la gauche. Bayrou s'y essaye également mais il reste ambiguë sur où il penchera au final, et cette ambiguïté de fait le disqualifie, le risque est trop grand qu'il se soumette à celui qu'il prétend combattre.
Si cette bataille là est aussi binaire, cela est bel et bien du à l'extrémisme économique de Monsieur Nicolas Sarkozy et de ses amis. Et ils sont seuls sur ce créneau là dans cette campagne. Leur échec leur a explosé à la figure, et ils ne peuvent plus que trouver des faux-fuyants (la crise, les 35 heures) ou pire des boucs émissaires (les chômeurs ou les étrangers). Sur ces derniers, sans complexe, ils ont donc décidé de passer le Rubicon des Le Pen et se plongent désormais dans la fange de l'exclusion et de la stigmatisation.
Ils ont perdu la bataille économique alors ils essayent de se rattraper aux branches de la supériorité civilisationnelle.
Ce faisant, ils ont ouvert une autre bataille toute aussi importante que la première : celle de l'éthique en politique. La fin (en l'occurrence, garder le pouvoir) justifie-t-elle les moyens ?
Sarkozy et ses amis y ont répondu. Pour eux, cela sera oui. C'est en cela qu'ils rejoignent allègrement les Le Pen et qu'ils renforcent leur influence malsaine. Ils se permettront donc tout dans cette campagne : les attaques ad hominem, les caricatures, la violence verbale, l'intimidation, la fermentation des haines, l'incitation à la violence sociale ; en un mot : la vulgarité crasse. Nadine Morano, Claude Guéant, Bernard Debré ne sont que les symptômes divers de ce phénomène. La cause, le responsable de cette dérive, c'est bel et bien Monsieur Nicolas Sarkozy. C'est sa stratégie, c'est sa volonté, c'est son oeuvre.
Face à cela, François Hollande refuse de s'abaisser. Il continuera de faire ses propositions dans la dignité de lui-même et des autres. Il nous dit ainsi que tout n'est pas permis en politique, que la fin ne justifie pas les moyens, que l'éthique personnelle et publique est immanente en politique.
Et voilà, ce qui se joue aussi dans cette élection présidentielle comme dans aucune autre avant elle : redonner de la noblesse et de la valeur à la politique.
Et n'en doutez pas, cette bataille est primordiale. Je suis même persuadée que beaucoup de notre avenir en tant que nation dépendra de son issue.
Post Scriptum : Quant à la droite, je crois que ce qui pourrait lui arriver de mieux, c'est de se débarrasser de Nicolas Sarkozy mais elle aura du mal à s'en remettre de toutes les façons.
D'abord un enjeu politique et économique.
En 5 ans, Nicolas Sarkozy a imposé à la droite française sa vision économique à la fois ultralibérale, mais surtout clanique, et il l'a mise en application avec une brutalité sans précédent dans l'histoire de notre République.
Nous en connaissons les résultats entre 2007 et aujourd'hui : une augmentation de plus de 600 milliards de dettes, 1 million de chômeurs supplémentaire, la pauvreté repartie nettement à la hausse après 40 ans de baisse ou de stagnation, l'explosion du mal logement avec 3,6 millions de personnes souffrant d'une situation aiguë de mal-logement.
Voilà le bilan (entre autres, mais cela nous suffira) de Monsieur Nicolas Sarkozy : cadeaux aux plus riches et aux puissants et abandon des plus fragiles, qui ont abouti non seulement à une injustice sociale insupportable mais également à un déchirement délétère du corps social.
Ce sont donc deux visions économiques et politiques de la société diamétralement opposées qui s'affrontent aujourd'hui : une pensée ultralibérale qui fait la part belle aux puissants, aux nantis et qui accuse les laissés-pour-compte de leur propre sort, et met en pièce notre modèle social.
Et puis, il y a une autre vision qui veut remettre l'égalité au coeur d'un projet pour la France à travers la justice fiscale et sociale, la défense de notre modèle social et la poursuite d'un idéal centenaire de progrès et de promotion par l'éducation. C'est celle de François Hollande et de la gauche. Bayrou s'y essaye également mais il reste ambiguë sur où il penchera au final, et cette ambiguïté de fait le disqualifie, le risque est trop grand qu'il se soumette à celui qu'il prétend combattre.
Si cette bataille là est aussi binaire, cela est bel et bien du à l'extrémisme économique de Monsieur Nicolas Sarkozy et de ses amis. Et ils sont seuls sur ce créneau là dans cette campagne. Leur échec leur a explosé à la figure, et ils ne peuvent plus que trouver des faux-fuyants (la crise, les 35 heures) ou pire des boucs émissaires (les chômeurs ou les étrangers). Sur ces derniers, sans complexe, ils ont donc décidé de passer le Rubicon des Le Pen et se plongent désormais dans la fange de l'exclusion et de la stigmatisation.
Ils ont perdu la bataille économique alors ils essayent de se rattraper aux branches de la supériorité civilisationnelle.
Ce faisant, ils ont ouvert une autre bataille toute aussi importante que la première : celle de l'éthique en politique. La fin (en l'occurrence, garder le pouvoir) justifie-t-elle les moyens ?
Sarkozy et ses amis y ont répondu. Pour eux, cela sera oui. C'est en cela qu'ils rejoignent allègrement les Le Pen et qu'ils renforcent leur influence malsaine. Ils se permettront donc tout dans cette campagne : les attaques ad hominem, les caricatures, la violence verbale, l'intimidation, la fermentation des haines, l'incitation à la violence sociale ; en un mot : la vulgarité crasse. Nadine Morano, Claude Guéant, Bernard Debré ne sont que les symptômes divers de ce phénomène. La cause, le responsable de cette dérive, c'est bel et bien Monsieur Nicolas Sarkozy. C'est sa stratégie, c'est sa volonté, c'est son oeuvre.
Face à cela, François Hollande refuse de s'abaisser. Il continuera de faire ses propositions dans la dignité de lui-même et des autres. Il nous dit ainsi que tout n'est pas permis en politique, que la fin ne justifie pas les moyens, que l'éthique personnelle et publique est immanente en politique.
Et voilà, ce qui se joue aussi dans cette élection présidentielle comme dans aucune autre avant elle : redonner de la noblesse et de la valeur à la politique.
Et n'en doutez pas, cette bataille est primordiale. Je suis même persuadée que beaucoup de notre avenir en tant que nation dépendra de son issue.
Post Scriptum : Quant à la droite, je crois que ce qui pourrait lui arriver de mieux, c'est de se débarrasser de Nicolas Sarkozy mais elle aura du mal à s'en remettre de toutes les façons.