François Hollande l’a
répété : la jeunesse est la priorité de son quinquennat.
L’emploi des jeunes est un
problème majeur. Près d’un quart d’entre eux est au chômage dans notre
pays et le taux de chômage des jeunes sans diplôme dépasse 45% ; (120
000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme). Stages,
périodes d’inactivités, empois précaires et chômage sont devenus le quotidien
d’une jeunesse qui a de plus en plus de difficultés à appréhender son avenir. Paris
n’échappe hélas pas à cette triste règle, même si les nombreux dispositifs de
la Ville à destination des jeunes ont permis de maintenir le taux de chômage
des moins de 25 ans en-dessous de la moyenne nationale, autour de 8%.
Mais nous pouvons désormais compter sur le volontarisme du gouvernement pour faire face à cette situation, aussi
bien dans le domaine de la formation initiale, que dans celui de l’insertion
professionnelle et de l’emploi.
C'était l'un des engagements de la campagne présidentielle : l'objectif des emplois d'avenir,
dont le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale en première
lecture et hier soir par le Sénat, est de permettre à des jeunes sans
qualification ou peu qualifiés de s’insérer professionnellement.
Le projet prévoit de créer 150
000 contrats sur trois ans, dont 100 000 dès 2013.
Ces contrats sont destinés aux
jeunes âgés de 16 à 25 ans. Ils s’adressent prioritairement aux jeunes qui
habitent dans les zones urbaines sensibles ou dans les zones d’emplois les plus
touchées par le chômage.
Ils concerneront en priorité le
secteur public (associations, collectivités locales, etc.) – mais ils seront
également ouverts aux entreprises, sous certaines conditions.
Ils seront subventionnés à
75 % par l'Etat, subvention devant être allouée pour une durée comprise
entre 1 et 3 ans.
Ces contrats se concentreront
dans des filières offrant les meilleures perspectives de recrutement, ou dont
l’utilité sociale est avérée : économie verte, activités liées au
tourisme, numérique, aide à la personne…
Par ailleurs, le dispositif
connaîtra une autre déclinaison importante dans les écoles, collèges et lycées.
Des emplois d'avenir « professeur » seront proposés aux boursiers qui
se tournent vers les métiers de l'enseignement sans parvenir à poursuivre leurs
études pour des raisons financières. A travers ce dispositif, l'éducation
nationale pourra ainsi embaucher sur trois ans 18 000 étudiants boursiers à bac
+ 2 se destinant à l'enseignement.
Vous l’aurez compris, les emplois
d’avenir sont vraie opportunité pour Paris et pour les jeunes Parisiens.
Pour ce faire, nous pourrons, à
Paris comme ailleurs, nous appuyer sur des partenaires. La Mission Locale de
Paris – dont j’assure depuis peu la
présidence – et Pôle Emploi seront en effet chargés de proposer un volet accompagnement
destiné à permettre aux jeunes concernés d’acquérir une véritable formation
professionnelle.
Le texte sur les emplois d'avenir
devrait entrer en vigueur avant la fin de l'année. Nous pouvons d’ores et déjà
nous féliciter de la mise en œuvre de ce dispositif qui constitue un signal
fort, expression de la volonté du gouvernement de s’engager à fond dans la
bataille pour l’emploi.