lundi 25 mars 2013

Mise en oeuvre de la réforme des rythmes éducatifs dès 2013 à Paris : un engagement politique fort pour tous les petits Parisiens


A l’issue d’une concertation de 3 mois ayant impliqué l’ensemble des acteurs concernés, le maire de Paris a annoncé lundi 18 mars qu'il proposerait un voeu au Conseil de Paris des 25 et 26 mars prochains pour adopter la réforme des rythmes éducatifs en 2013. Nous avons voté aujourd'hui ce voeu par 94 voix pour et 69 contre.

En tant qu’adjointe à la Jeunesse et cosignataire du vœu, je me réjouis de ce choix.

Depuis de nombreuses années, je me passionne pour tout ce qui a trait à notre système éducatif, et me suis mobilisée pour le défendre. Et je suis convaincue aujourd’hui que cette réforme, dans le cadre de toutes les mesures accompagnant la refondation de l’école, entrainera une véritable amélioration pour les 137 000 élèves parisiens, en les rendant plus réceptifs aux apprentissages scolaires et en leur offrant une gamme riche et variée d’activités périscolaires. Cela permettra également de réduire les inégalités en leur offrant à tous la même qualité.

Ces derniers mois, je me suis engagée dans cet échange avec les Parisiens, notamment dans le 17e, en rencontrant des représentants de parents d’élèves, des enseignants, des directrices et directeurs d’école, des animateurs de la Ville, en mobilisant les représentants bénévoles du Maire de Paris dans les écoles du 17ème. Dans le cadre de ma délégation, je travaille également avec les gestionnaires des centres d’animation pour voir les activités de qualité qu’ils pourront proposer dans le cadre de la réforme.

C’est parce que nous sommes convaincus que notre collectivité est en capacité de mettre en œuvre cette réforme dès 2013 que nous le faisons. L’engagement du maire de Paris et de chacun de ses adjoints à ses côtés pour réussir cette réforme est sans faille. Nous savons que la mise en œuvre de la réforme sera très observée par tous les acteurs et nous en assumons le risque et la responsabilité politiques car nous croyons sincèrement à l’intérêt de cette réforme.

Depuis des mois, l’ensemble des directions concernées ont travaillé à différents scenarii au fur et à mesure des idées et suggestions émises lors de la concertation. Elles ont également travaillé sur les propositions pour un programme d’activités périscolaires de qualité : activités autour de la vie en collectivité, du sport, de la musique, de la science, des arts visuels, de l’éveil corporel, de l’égalité fille-garçon, du numérique, de l’environnement, de la prévention routière et de la santé… Les contenus de ces activités seront bien évidemment différenciés en fonction des cycles de l’école primaire pour s’adapter au rythme d’apprentissage et au développement des enfants. Pour les réaliser, la Ville fera appel naturellement au savoir-faire de ses personnels qui seront renforcés et formés en conséquence, mais également à celui de ses partenaires : associations parisiennes, centres d’animation…

Le projet qui sera soumis au vote du conseil de Paris le 25 mars prochain prévoit que la classe se termine plus tôt, le mardi et le vendredi, à 15h et que la demi-journée supplémentaire de classe ait lieu le mercredi matin. Des activités culturelles et ludiques gratuites seraient ensuite proposées jusqu’à 16h30 ces jours-là. L’organisation des deux autres jours reste inchangée par rapport à aujourd’hui. Le même dispositif sera mis en œuvre dans les écoles maternelles au terme d’une discussion spécifique.

Pour que cette réforme soit réussie, nous avons fait le choix d’y mettre les moyens nécessaires car nous voulons le meilleur pour les enfants. Non seulement ces activités périscolaires nouvelles seront entièrement gratuites pour les familles, et sans augmentation d’impôt, mais nous souhaitons que la réforme soit l’occasion de progrès significatifs pour les personnels de la ville :

  •  structuration d’une filière d’animation avec un corps de catégorie B pour les directeurs de centres de loisirs ;
  • renforcement des fonctions support à raison de deux agents par circonscription des affaires scolaires et de la petite enfance (CASPE) ;
  • mise en œuvre d’un plan de formation pour les animateurs : formation pour les directeurs de centres de loisirs (management d’équipe, connaissance de l’Education nationale, mise en place d’un projet, négociations avec des partenaires), offre de formation au BAFA décuplée pour 690 stagiaires d’ici fin 2013, mobilisation des centres de ressources et des établissements de la Ville, parcours complet de prise de poste (session d’accueil avec présentation du projet, sécurité, environnement professionnel, prise en charge des enfants handicapés...)
  • accélération du plan de déprécarisation des personnels vacataires de la DASCO, de la DAC et de la DJS grâce à la création nette de 750 postes dès le budget supplémentaire 2013, en plus des 250 prévus en application du vœu adopté au Conseil de Paris de décembre 2012, intégrant les surveillants de cantine;
  • recrutement par concours de 80 animateurs supplémentaires dès 2013, dont 50 issus de la voie interne ;
  • titularisation de 450 agents contractuels dès 2013, dont une majorité travaille dans les secteurs scolaires et périscolaires ;
  • suppression du plafond de 910 heures imposé aux vacataires ;
  • renforcement du taux d’encadrement de la pause méridienne ;
  • inscription, et accès gratuit à la cantine pour les animateurs encadrant les enfants pendant le déjeuner du mercredi ;
  • renforcement du dispositif des professeurs de la ville de Paris avec l’ouverture dès septembre 2013, en complément des 10 postes ouverts au concours en arts plastique et musique et des 10 postes prévus en sport, de listes complémentaires à hauteur de 15 postes en art plastique et en musique et de 10 postes en sport ;
  • renforcement de l’accompagnement des enfants en maternelle passant par la création d’une centaine de postes d’ASEM dont 37 postes de coordinateurs, en catégorie C+, dès le budget supplémentaire, ainsi qu’un plan de recrutement d’ASEM sur quatre ans avec pour objectif la présence d’une ASEM par classe en petite et moyenne sections se traduisant par la création de 100 postes dans le cadre de chaque budget primitif en 2014, 2015 et 2016 ;
  • recentrage des agents spécialisés des écoles maternelles (ASEM) sur leur cœur de métier au contact des enfants grâce à une décharge de leurs tâches de ménage ;

Par ailleurs, la cantine sera également assurée le mercredi et nous rétablirons pour les quatre premiers mois de l’année scolaire 2013 puis au budget 2014 les crédits des classes de découverte à leur niveau de 2011..

Nous souhaitons également mettre en place, en lien avec le Rectorat, des outils permettant aux enseignants qui le souhaiteraient de bénéficier dans leur classe d’intervenants en langues. Cela peut se faire en améliorant le recours à des assistants linguistiques à l’école primaire, en recrutant 50 jeunes européens dans le cadre du service civique volontaire au poste de médiateurs internationaux, et en développant les dispositifs du type « Erasmus in school » et « L’Europe à l’école ». 

Enfin, nous voulons que les enfants scolarisés en situation de handicap puissent pleinement bénéficier de ces nouvelles activités périscolaires et nous renforcerons, là où c’est nécessaire, les équipes d’animation. Nous développerons la formation des animateurs en mobilisant notamment le centre de ressources « Enfance handicapée » de la direction des affaires scolaires ; que les auxiliaires de vie scolaire (AVS et AVSI) qui accompagnent les enfants en situation de handicap sur le temps scolaire se voient proposer des compléments horaires pour apporter leur appui aux enfants sur l’ensemble des temps périscolaires 

Dès le Conseil de Paris passé, nous allons donc engager un travail très fin avec toute la communauté éducative pour la mise en place dans chaque école du nouveau dispositif. Celui ci devra prendre en compte toutes les spécificités des établissement scolaires, et notamment les locaux disponibles. En outre, nous souhaitons - comme le prévoit le décret - que les conseils d’école puissent soumettre au directeur académique des services de l’Education Nationale des demandes de dérogation, permettant une organisation spécifique tenant compte des spécificités du projet d'école. Ils devront également pouvoir proposer des enrichissements adaptés à leur projet.

Naturellement, je serai mobilisée dans le cadre de ma délégation, mais aussi dans le 17ème aux côtés des représentants du Maire de Paris, pour aider les écoles qui le souhaiteront et contribuer ainsi au succès de cette réforme pour le plus grand bénéfice des enfants.