J’ai répondu ce lundi 15 avril à l’invitation de Pierre Mansat, adjoint au Maire de Paris chargé de Paris Métropole et des relations avec les collectivités territoriales d’Île-de-France, pour intervenir à l’occasion du colloque « La place de l’enfant dans la ville » organisé par le Conseil d’Architecture, d’Urbanisme et de l’Environnement de Paris.
Cette intervention m’a permis de faire le lien avec la publication d’une étude réalisée par l’APUR (Atelier parisien d’urbanisme) dans le cadre de la Mission jeunesse de la Ville de Paris et qui comprend plusieurs axes majeurs sur les jeunes à Paris. Ce colloque, ainsi que ce diagnostic de l’APUR sur la place des jeunes dans l’espace public, sont révélateurs de l’importance de la prise en compte des jeunes dans les politiques publiques d’aménagement du territoire.
On constate en effet que même si les jeunes détournent parfois les espaces publics – créant ainsi des conflits avec les autres usagers – ces détournements sont un signe de l’appropriation de ces équipements par les jeunes. Pour favoriser l’intégration des jeunes et éviter ces conflits d’usages, il est essentiel de consulter les jeunes pour élaborer des dispositifs appropriés, quel que soit le projet.
C’est ce que nous faisons au quotidien : plusieurs concertations ont été menées sur plusieurs projets, Paris Plage ou les futures voies sur berges, la création d’un centre d’animation et d’un espace de glisse, afin d’anticiper les usages qui pourraient en être faits par les jeunes. Leurs pratiques, comme le développement de nouveaux sports urbains, doivent nous faire repenser les équipements qui leur sont destinés. C’est un défi que notre politique jeunesse tente de relever : repenser la place des jeunes dans la ville et les intégrer dans la définition des équipements qui leur sont, en partie ou intégralement, dédiés. Ce colloque du CAUE aura permis d’enrichir la réflexion de la Mission Jeunesse de la Ville de Paris à ce sujet.
