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| crédits : Christophe Belin |
Si on peut comprendre que certaines associations de quartier souhaitent aujourd'hui modifier le parcours de la traverse, il n'en reste pas moins que cela est surprenant de la part des élus de droite du 17e dans la mesure où l'itinéraire existant est la résultante directe de leur choix.
En effet, en septembre 2009, lors d'une réunion de concertation, il avait été proposé différents itinéraires qui prenaient en compte le haut de la rue la Jonquière. -> http://issuu.com/ig.gachet/docs/r__u_traverses_-sept_09
A la demande du Conseil de quartier Levis-Legendre, la Maire du 17e a donc privilégié la desserte du quartier Levis et de la Mairie du 17e, sachant parfaitement que cela impliquait de réduier le parcours sur la rue de la Jonquière.
Lors du conseil de quartier La Fourche-Guy Môquet du 9 novembre 2009, celui-ci s'était prononcé à l'unanimité pour le parcours retenu aujourd'hui.
Enfin, en décembre 2009 lors de la clôture de la concertation, c'est donc bien l'option actuelle qui a été retenue et validée par la Maire du 17e et ses adjoints. Le premier avait d'ailleurs félicité Annick Lepetit, alors adjointe aux transports, de la qualité de la consultation et du résultat obtenu. Il connaissait parfaitement la contrainte des 8 km et écrit le 11 décembre 2009 à l'ensemble des conseillers de quartier que "un choix devait se faire entre la
desserte de cette rue (Ernest Roche) et celle du
quartier Legendre – Lévis. Le nombre de riverains concernés a fait pencher
la balance en faveur de cette dernière."
Aujourd'hui, près de 800 personnes utilisent la navette chaque jour selon les comptages de la RATP, ce qui est comparable aux autres navettes parisiennes, et montre que la navette fonctionne.
Modifier un arrêt conduirait à en modifier le parcours, à l'allonger de 600 mètres et donc à dépasser les 8 km. Pour toutes les traverses de quartier, les contraintes techniques pour le bon fonctionnement des lignes imposent de ne pas dépasser cette distance. En conséquence, faire cette modification de tracé de la ligne impliquerait de supprimer une autre desserte ailleurs, et la maire oublie sciemment de dire quelle serait la desserte supprimer.
Il se trouve que nous sommes dans le cadre d'une convention avec la RATP d'une durée de 6 ans et que ce changement impliquerait de renégocier la convention, et aurait un coût conséquent, et encore plus, si aucune desserte n'était supprimée : 200 000 euros pour une navette supplémentaire, plus le renchérissement du coût du service, plus tous les nouveaux aménagements nécessaires. Ceci n'est pas réaliste.
Je rajouterai pour ma part que la conception de cette navette a naturellement pris en compte les autres dessertes en transport commun du quartier. Or, il se trouve que le haut de la rue de la Jonquière est desservie par un arrêt de la ligne 66 à l'angle de la rue Pouchet et de la rue de la Jonquière, la ligne 66 desservant le quartier de la mairie et la Porte Pouchet.
Certes, il aurait été intéressant de desservir la rue Ernest Roche, mais cela n'est pas le choix que les élus de droite du 17e ont fait, et la Mairie de Paris n'a fait que respecter leur souhait.
Il est hypocrite de revenir aujourd'hui dessus alors que les contraintes sont connues, que le contrat avec la RATP court encore pour plusieurs années, et qu'ils ne disent pas quelle desserte ils sont prêts à supprimer. Mais rien n'empêche d'avoir cette discussion avec l'ensemble des conseils de quartier à l'approche du renouvellement du contrat. Quoi qu'il en soit, ils seront alors obligés d'assumer leur choix.
