vendredi 22 février 2013

Comité interministériel de la jeunesse et Mission Jeunesse de la Ville de Paris : des priorités identiques

Comme j’ai eu l’occasion de vous l’annoncer dans mon post du 11 février dernier, le comité interministériel de la jeunesse s’est tenu le 21 février.

Il en ressort quatre lignes directrices fortes, qui font fortement écho au programme d’autonomie des jeunes de la Ville de Paris, que je suis en train de construire en collaboration avec l’ensemble de la municipalité.

Le gouvernement souhaite :

  • Privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès aux droits communs des jeunes aux droits sociaux, pour en finir avec l’empilement de mesures dérogatoires et illisibles :
Je partage totalement ce premier axe. Aujourd’hui notre priorité n’est pas d’inventer de nouveaux dispositifs, mais bien de faire connaitre l’existant et de rendre plus lisible et plus attractif nos structures jeunesse et le travail mené par l’ensemble du réseau jeunesse, afin que les jeunes se saisissent des ressources qui sont à leur disposition.

  • Favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité :
Depuis 2001, le Maire de Paris a souhaité que  la politique jeunesse parisienne encourage et accompagne l’autonomie des jeunes. Pour y parvenir, nous nous sommes fixés deux objectifs majeurs : donner les moyens aux jeunes parisiens de décohabiter dans de bonnes conditions et de leur assurer une formation professionnelle solide donnant accès un emploi stable. La Mission locale de Paris, les foyers de jeunes travailleurs, les antennes jeunes, l’école de la 2e chance, etc… sont autant de ressources clefs permettant de tendre vers cet objectif.

  • Lutter contre les inégalités et les discriminations :
Il s’agit d’un axe majeur . Les jeunes pâtissent aujourd’hui d’une image négative dans les médias. Il est de mon rôle en tant qu’élue à la jeunesse de faire évoluer les mentalités en valorisant les actions positives des jeunes parisiens et en tordant le cou aux préjugés.
Je dois aussi veiller à faire de la lutte contre les discriminations une démarche collective, s’adressant aux jeunes directement, mais aussi aux professionnels et institutions qui les accueillent. Il nous faut renforcer des actions de sensibilisation mais aussi de formation des professionnels de la jeunesse.

  •  Encourager la participation des jeunes dans le débat public et rendre effective la co-construction des politiques publiques. :
Il s’agit de l’axe 2 du programme d’actions pour l’autonomie des jeunes, où nous nous interrogeons sur la place des jeunes dans la cité et la manière dont nous devons rendre les jeunes acteurs des politiques que nous menons au sein de la municipalité. Il s’agit d’un enjeu clef. Plus nous  associerons les jeunes à l’élaboration des politiques publiques, plus ils se sentiront entendus et reconnus par la société, moins la défiance vis-à-vis des institutions se fera ressentir .


Vous l’aurez compris, les priorités que je suis en train de définir dans le cadre du programme d’actions pour l’autonomie des jeunes rejoignent tout à fait celles du gouvernement. Je suis donc très heureuse de savoir que nous avançons tous dans la même direction. J’avais déjà fait ce constat lors de la rencontre nationale sur les politiques jeunesse de l’Association Nationale des Conseils d’Enfants et de Jeunes (ANACEJ) à l’Hôtel de Ville le 13 février dernier,  les conclusions du comité interministériel de la jeunesse viennent aujourd’hui renforcer ce sentiment que la jeunesse est au cœur de nos priorités. 


Retrouvez ici les 4 axes 13 chantiers 47 mesures pour la Priorité Jeunesse du comité interministériel de la jeunesse avec Jean-Marc Ayrault et Valérie Fourneyron.
http://www.jeunes.gouv.fr/ministere-1001/actualites-1016/actualites-207/article/comite-interministeriel-de-la