Comme j’ai eu
l’occasion de vous l’annoncer dans mon post du 11 février dernier, le
comité interministériel de la jeunesse s’est tenu le 21 février.
Il en ressort quatre
lignes directrices fortes, qui font fortement écho au programme
d’autonomie des jeunes de la Ville de Paris, que je suis en train de
construire
en collaboration avec l’ensemble de la municipalité.
Le gouvernement souhaite :
- Privilégier le droit commun pour tout ce qui concerne l’accès aux droits communs des jeunes aux droits sociaux, pour en finir avec l’empilement de mesures dérogatoires et illisibles :
Je partage totalement ce premier axe.
Aujourd’hui notre priorité n’est pas d’inventer de nouveaux dispositifs,
mais bien de faire connaitre l’existant et de rendre plus lisible et
plus attractif nos
structures jeunesse et le travail mené par l’ensemble du réseau
jeunesse, afin que les jeunes se saisissent des ressources qui sont à
leur disposition.
- Favoriser l’autonomie des jeunes et la sécurisation de leurs parcours dans leur globalité :
Depuis 2001, le Maire de Paris a
souhaité que la politique jeunesse parisienne encourage et accompagne
l’autonomie des jeunes. Pour y parvenir, nous nous sommes fixés deux
objectifs majeurs :
donner les moyens aux jeunes parisiens de décohabiter dans de bonnes
conditions et de leur assurer une formation professionnelle solide
donnant accès un emploi stable. La Mission locale de Paris, les foyers
de jeunes travailleurs, les antennes jeunes, l’école
de la 2e chance, etc… sont autant de ressources clefs permettant de tendre vers cet objectif.
- Lutter contre les inégalités et les discriminations :
Il s’agit d’un axe majeur . Les jeunes
pâtissent aujourd’hui d’une image négative dans les médias. Il est de
mon rôle en tant qu’élue à la jeunesse de faire évoluer les mentalités
en valorisant les
actions positives des jeunes parisiens et en tordant le cou aux
préjugés.
Je dois aussi veiller à faire de la lutte
contre les discriminations une démarche collective, s’adressant aux
jeunes directement, mais aussi aux professionnels et institutions qui
les accueillent. Il
nous faut renforcer des actions de sensibilisation mais aussi de
formation des professionnels de la jeunesse.
- Encourager la participation des jeunes dans le débat public et rendre effective la co-construction des politiques publiques. :
Il s’agit de l’axe 2 du programme d’actions
pour l’autonomie des jeunes, où nous nous interrogeons sur la place des
jeunes dans la cité et la manière dont nous devons rendre les jeunes
acteurs des politiques
que nous menons au sein de la municipalité. Il s’agit d’un enjeu clef.
Plus nous associerons les jeunes à l’élaboration des politiques
publiques, plus ils se sentiront entendus et reconnus par la société,
moins la défiance vis-à-vis des institutions se fera
ressentir .
Retrouvez ici les 4 axes 13 chantiers 47 mesures pour la Priorité Jeunesse du comité interministériel de la jeunesse avec Jean-Marc Ayrault et Valérie Fourneyron.
http://www.jeunes.gouv.fr/