vendredi 22 février 2013

Produits alimentaires périmés dans des crèches du 17e : la Ville de Paris agit avec sérieux et détermination


Lors du dernier conseil d’arrondissement, nous avons appris par Mme Orlando, adjointe en charge des affaires scolaires et de la petite enfance de la maire du 17e que deux crèches du 17ème arrondissement avaient reçu des aliments avariés ou périmés.

La Maire du 17e a prétendu par voie de presse qu’elle avait déposé un vœu en conseil d’arrondissement à ce sujet, ce qui est faux. Monsieur Boulard, adjoint de la Maire de 17e, est allé encore plus loin en prétendant que nous aurions refusé de voter leur vœu en conseil d’arrondissement, ce qui n’est pas seulement faux mais mensonger.

Il s’agit pourtant d’un sujet sérieux qui a reçu toute l’attention et la vigilance de la Ville de Paris. Voici d’ailleurs la réponse de Christophe Najdowski, adjoint au maire de Paris à une question en conseil de Paris le lundi 11 février :

“La santé des enfants est un sujet trop sérieux pour minimiser les faits mais aussi, vous en conviendrez, pour les dramatiser à d’autres fins.
Je vais donc essayer de vous répondre sur le fond en établissant les faits et en vous décrivant les mesures prises par la Ville de Paris pour préserver la santé alimentaire des enfants.
Comme vous l’évoquiez, le démarrage du nouveau marché alimentaire a occasionné des dysfonctionnements de la part d’un nouveau prestataire, titulaire depuis le 2 janvier du marché pour l’approvisionnement dit « multifournisseur » d’une partie des crèches municipales parisiennes, l’autre partie des établissements étant livrée par un autre prestataire.
A noter, et ma collègue Camille Montacié y reviendra, que cette société était seule en lice lors de la Commission d’appel d’offres où siègent des élus de la majorité et de l’opposition.
Outre des difficultés d’ordre logistique, qui ont fait l’objet d’une réunion entre les services de la Direction de la petite enfance et de la famille et ce nouveau prestataire le 17 janvier dernier, deux crèches du 17ème arrondissement ont reçu au cours du mois de janvier, à deux reprises pour l'une d'entre elles, des aliments avariés ou périmés : 2 lots de poulets surgelés avec une Date limite d’utilisation optimum dépassée (la date de péremption n’étant, elle, pas dépassée) et 1 lot de fromage présentant des moisissures suite à un problème de conditionnement de l’emballage.
Aucun de ces produits n’a été servi aux enfants et je ne pense pas que l’on puisse dire que c’est le fruit du hasard. Ces produits n’ont pas été servis aux enfants parce qu’une chaîne de contrôle très précise a été mise en place dans tous les établissements de la petite enfance qui permet d’assurer que tous les produits servis sont conformes du point de vue sanitaire.
L’ensemble des professionnel(le)s de cuisine est en effet formé, au protocole dit HACCP (analyse des points critiques en matière d’hygiène alimentaire). Le contrôle est réalisé sur l’ensemble de la chaine, de la livraison à la préparation des repas. Les professionnel(le)s des établissements (ATEPE en charge de la préparation des repas) sont chargé(e)s, notamment, de contrôler à la livraison des produits, la quantité et la qualité de ces produits (dates de péremption et l’état du produit).
D’autres mesures sont prises en complément : lors de la préparation des repas, des échantillons des aliments des plats préparés sont prélevés. Un prestataire extérieur (l’institut supérieur d’hygiène alimentaire) assure de façon inopinée le contrôle 3 fois par an des aliments préparés. De même, la direction de la protection des populations (DPP) assure son contrôle inopiné dans les cuisines afin de s’assurer la mise en place du protocole HACCP.
Les procédures mises en place par la Ville au niveau des établissements ont montré qu’elles étaient efficaces et je tiens ici à saluer le professionnalisme des personnels qui ont parfaitement réagi.
Concernant la livraison des produits incriminés, les manquements du fournisseur sont considérés avec tout le sérieux nécessaire et la Ville de Paris entend prendre ses responsabilités car nous ne saurions transiger, à aucun niveau de la chaîne et même pour un seul lot de produits, avec les conditions d’accueil des enfants dans les crèches.

C’est pourquoi des mesures vigoureuses ont été prises :
  • le prestataire a été saisi pour lui rappeler ses obligations concernant les incidents survenus et l’intimant de transmettre en urgence les informations concernant les produits concernés et leurs lieux de livraison. Ce qu’il fit.
  • la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes a été saisie de manière notamment à préparer conjointement dans les meilleurs délais une campagne de contrôles, notamment inopinés.
  • une enquête a été lancée auprès de l’ensemble des responsables permettant de s’assurer qu’aucun des lots incriminés n’était encore au sein des établissements ;
  • une réunion s’est tenue le 8 février avec les représentants du prestataire sur les conditions de fonctionnement du marché « multifournisseurs ». Il leur a été indiqué que la Ville se donnerait tous les moyens pour répondre aux dysfonctionnements et obtenir l’assurance d’un service de qualité, y compris la résiliation de leur marché. A la suite de cette réunion, conformément à la réglementation, une lettre d’injonction leur a été adressée, condition nécessaire avant toute résiliation.
Bien entendu les parents des crèches concernés ont été tenus informés ainsi que les responsables de l’ensemble des établissements d’accueil.
Voilà les éléments factuels que je souhaitais vous apporter, sans esprit polémique, sans amalgame, car, encore une fois, l’enjeu de la sécurité alimentaire des enfants reçus dans les 430 établissements d’accueil de la petite enfance à Paris est un sujet important qui, croyez-le, mobilise au quotidien l’ensemble des personnels et des responsables élus de la Ville de Paris.”