" Le commissariat du 17e arrondissement illustre cette pratique de "dissimulation massive". 6 686 délits et contraventions y ont été pris en compte sans avoir été"statés", selon le jargon policier. Pour l'IGA, ces pratiques, qui auraient cessé en mars 2013, "font peser des doutes très forts sur la fiabilité des statistiques de la délinquance à Paris en 2012 et pour les années antérieures". "
Ceci est un passage de l'article du Monde "Des "anomalies" dans les statistiques de la délinquance" - à lire absolument. Pendant que le gouvernement de Sarkozy baissaient les effectifs de policiers parisiens dans nos arrondissements, et que les élus réagissaient par un silence assourdissant, la politique du chiffre avec moins de moyens incitait les équipes locales à dissimuler les vrais chiffres.
Je crois qu'il est bon de sortir de cette politique de l'autruche, de dire les vrais chiffres, de redonner des moyens à la police pour faire son travail indispensable à la cohésion sociale de nos quartiers.
Je félicite en outre la nouvelle commissaire du 17e d'avoir fait cesser ces pratiques et d'avoir réalisé plusieurs arrestations de délinquants avérés ces dernières semaines.
Le Maire de Paris a annoncé pour sa part la création prochaine d'une équipe de correspondants de nuit dans le 17e lors du dernier conseil de Paris. Enfin, nous avons appris avec satisfaction que la Préfecture de Police de Paris a délivré cette semaine les 70 premiers arrêtés d'autorisation de port d’armes de sixième catégorie au bénéfice des agents du Groupement Parisien Inter-bailleurs de Surveillance (GPIS).
A partir du vendredi 12 juillet 2013, les agents du GPIS ayant reçu leur formation et passé avec succès l’examen d'aptitude seront équipés de bâtons et d’aérosols de défense et pourront en faire usage en cas de nécessité et dans le respect strict de la loi.
Cette évolution de la réglementation, que la Ville de Paris appelle de ses vœux depuis de nombreuses années, va permettre d’améliorer l'efficacité opérationnelle du GPIS pour assurer toujours plus de tranquillité aux habitants du parc social parisien tout en garantissant à ses agents une meilleure protection.